Publié : mer. 15 déc. 2004 11:02 pm
Ce matin, pour la dernière fois, je suis allé prendre livraison de pièces pour ma 75 chez Roosevelt, sur les quais de Seine à Issy Les Moulineaux aux portes de Paris.
En effet, cette énorme concession a définitivement fermé ces portes au public... et les fermera à ses employés ( au chômage ) à la fin du mois.
Il s'agissait d'un site historique pour Alfa Romeo, un endroit incontournable en Ile de France, un site superbe sur plusieurs niveaux regroupant les trois marques du groupe sous une seule enseigne. Des équipements refait récemment, un atelier lumineux, fonctionnel, des employés passionnés ( ça devient rare dans le réseau ). Certainement le seul point de vente où un magasinier érudit veuille encore chercher des références pour ma 75...
Maintenant, tout cela est fini, au nom des économies d'échelle et de la politique toujours plus désastreuse du groupe, cet établissement a dut déposer le bilan, faute de soutien par Fiat Auto. Il y avait pourtant ici tout pour réussir:
- Un emplacement de rêve au bord du périph' visible et accessible.
- Une surface hors norme.
- Et surtout une équipe d'anciens du réseau, pour lesquels le Cuero Sportivo n'est pas encore mort...
Ces gens là sont aujourd'hui pour grande partie à l'ANPE en attente de jours meilleurs... Mais plus chez Fiat, c'est certains.
J'ai ressenti un énorme pincement au coeur en pénétrant dans ces locaux vides, des show-room déserts où chaque pas résonne, un atelier sans voitures, des téléphones qui ne sonnent plus... et une équipe qui garde pourtant un moral d'acier jusqu'au bout. Même quand on leur demande de détruire, oui DETRUIRE, le stock de pièces détachées; dernier trésor des lieux... S'amusant à faire exploser des airbags dans cette atelier, lui octroyant un dernier électrochoc, des fois qu'il se réveille... Mais non, Roosevelt est mort, un complexe résidentiel l'aura remplacé dans deux ans. Et cette équipe de passionné à laquelle je rends aujourd'hui hommage sera dispersé aux quatre coins de la région dans de multiples marques.
Au revoir Roosevelt.
Bonne chance à eux... et souhaitons à Fiat Auto des jours meilleurs.
En venant, je me suis arrêté ( 2 kms avant ) devant le chantier de démolition de l'île Seguin, site historique de Renault dont nous avons tous le souvenir ( audiovisuel ) des images de ces 4CV, Juvaquatre et autres, franchissant le pont à la sortie de cette usine faisant partie dun patrimoine automobile francilien en déperdition... En effet, mon pélerinage vers le Trocadéro s'achève par la remontée du quai de Javel d'où, de feue André Citroën produisit des légendes. Là encore, le progrès et le modernisme ont effacé toute trace.
Sale époque...
Patrick.
En effet, cette énorme concession a définitivement fermé ces portes au public... et les fermera à ses employés ( au chômage ) à la fin du mois.
Il s'agissait d'un site historique pour Alfa Romeo, un endroit incontournable en Ile de France, un site superbe sur plusieurs niveaux regroupant les trois marques du groupe sous une seule enseigne. Des équipements refait récemment, un atelier lumineux, fonctionnel, des employés passionnés ( ça devient rare dans le réseau ). Certainement le seul point de vente où un magasinier érudit veuille encore chercher des références pour ma 75...
Maintenant, tout cela est fini, au nom des économies d'échelle et de la politique toujours plus désastreuse du groupe, cet établissement a dut déposer le bilan, faute de soutien par Fiat Auto. Il y avait pourtant ici tout pour réussir:
- Un emplacement de rêve au bord du périph' visible et accessible.
- Une surface hors norme.
- Et surtout une équipe d'anciens du réseau, pour lesquels le Cuero Sportivo n'est pas encore mort...
Ces gens là sont aujourd'hui pour grande partie à l'ANPE en attente de jours meilleurs... Mais plus chez Fiat, c'est certains.
J'ai ressenti un énorme pincement au coeur en pénétrant dans ces locaux vides, des show-room déserts où chaque pas résonne, un atelier sans voitures, des téléphones qui ne sonnent plus... et une équipe qui garde pourtant un moral d'acier jusqu'au bout. Même quand on leur demande de détruire, oui DETRUIRE, le stock de pièces détachées; dernier trésor des lieux... S'amusant à faire exploser des airbags dans cette atelier, lui octroyant un dernier électrochoc, des fois qu'il se réveille... Mais non, Roosevelt est mort, un complexe résidentiel l'aura remplacé dans deux ans. Et cette équipe de passionné à laquelle je rends aujourd'hui hommage sera dispersé aux quatre coins de la région dans de multiples marques.
Au revoir Roosevelt.
Bonne chance à eux... et souhaitons à Fiat Auto des jours meilleurs.
En venant, je me suis arrêté ( 2 kms avant ) devant le chantier de démolition de l'île Seguin, site historique de Renault dont nous avons tous le souvenir ( audiovisuel ) des images de ces 4CV, Juvaquatre et autres, franchissant le pont à la sortie de cette usine faisant partie dun patrimoine automobile francilien en déperdition... En effet, mon pélerinage vers le Trocadéro s'achève par la remontée du quai de Javel d'où, de feue André Citroën produisit des légendes. Là encore, le progrès et le modernisme ont effacé toute trace.
Sale époque...
Patrick.