
Hypercar :
Depuis les Ferrari 288 GTO et F40, les hypers car sont devenues une habitude chez le constructeur de Modène. Ces modèles allient la recherche de la puissance et de la performance en utilisant les dernières technologies pour offrir le meilleur des recherches des ingénieurs. Le style et le confort ne sont pas des valeurs recherchées car ces véhicules sont dédiés au sport sans concession. Si la F50 n’a pas été la plus extrême de sa catégorie, elle a offert une belle succession à ce concept chez Ferrari.
La suite logique voudrait qu’une F60 soit bien entendue imaginée afin de célébrer les 60 ans de la marque, mais elle aurait dû probablement se nommer F55 puisqu’elle serait arrivée pour les 55 ans de la marque. Finalement, la nouvelle super car de Ferrari sera nommée Enzo afin d’honorer le Commendatore, fondateur de la marque.
Baptiser une automobile du nom de son créateur est un défi commercial qui ne laisse aucun droit à aucune erreur, surtout lorsque celui-ci évoque le firmament de la passion automobile. De plus, la Ferrari Enzo arrive comme pour mettre un terme au passé car la F50 qui la précédée dans la généalogie de la marque n’était pas au niveau de ses concurrentes à commencer par la Mc Laren F1.
Malgré tout, l’idée de base reste toujours de reprendre ce qui se fait de mieux, de piocher dans les technologies de la F1, et de les adapter à un modèle routier, même si cela doit paraitre extrême.

FX ou F140 ou F60 :
L’Enzo pioche dans la Formule 1 mais aussi dans d’autres catégories toutes ses idées et technologies afin de reprendre et mixer le meilleur.
Elle est portée par 4 suspensions indépendantes à pistons, à l'avant en triangle et à l'arrière en trapèzes superposés. L'amortissement peut être ajusté depuis l'habitacle et se complète par des barres anti-roulis à l'avant comme à l'arrière. La suspension arrière est directement ancrée sur le bloc moteur en position centrale arrière comme sur la F50.
La liaison au sol est assurée par des pneus en 19 pouces de 245/35 à l’avant et 345/35 à l’arrière. Les roues sont maintenues par un seul écrou de roue et équipées de pneus Bridgestone Potenza Scuderia RE050A.
Le système de freinage est quant à lui assuré par des freins avec des disques carbone-céramique Brembo de 380 millimètres (soit 15 pouces) associés à un ABS et l’ESP.
Construite comme la F50 sur un plancher en fibre de carbone et nid d'abeille d'aluminium, ultra léger et résistant la Ferrari Enzo s’est donné tous les moyens de parfaire un équilibre proche de celui d'une monoplace de compétition. Elle ne pèse que 1 375 kg.
L'Enzo génère un appui substantiel grâce à ses volets de soubassement avant, son petit aileron arrière réglable et son diffuseur arrière, qui fonctionnent ensemble pour produire 343 kg d'appui à 200 km/h et 775 kg à 300 km/h, avant de diminuer à 585 kg à vitesse de pointe.





Le moteur retenu est dans le plus pure tradition de Ferrari puisqu’il s’agit d’un v12 de 6,0l (5998 cc) ouvert à 65° à 48 soupapes, placé en position longitudinale arrière. L'Enzo est la première Ferrari à dépasser la barre des 600 ch avec une puissance maximale de 660 ch à 7 800 t/m. Le couple est quant à lui de 657 Nm à 5 500 tr/min. La cylindrée reçoit donc un surplus de de 1 298 cc par rapport à la F50, bien que le moteur de l'Enzo n'ait rien en commun avec celui de cette dernière. L'alésage est de 92 mm et la course à 75,2 mm, portant la cylindrée à 500 cc par cylindre. Les soupapes d'admission et d'échappement variables ainsi que la gestion électronique intégrale Bosch Motronic ME7 permettent au moteur de l'Enzo un meilleur fonctionnement avec un régime maximum de 8 200 t/m.
La vitesse maximale est de 363 km/h et le 0 à 100 km/h s'effectue en 3,65 s. Le 0 à 200 km/h est avalé en 9,6 s, le 400 mètres départ arrêté est abattu en 11 s et le 1 000 m départ arrêté est quant à lui réalisé en 19,6 s. L'Enzo a aussi été chronométrée sur le circuit officiel de Ferrari, la piste de Fiorano (longue de 3,021 km) avec un temps de 1 min 24 s 9. Avec Dario Benuzzi au volant, l'essayeur en chef maison, l’Enzo a ainsi réussi à améliorer de 4 s 5 le chrono réalisé sur Fiorano par la F50.



Ce moteur est associé à une transmission semi-automatique du même type que celle utilisée en Formule 1 avec 6 rapports construite par Graziano Trasmissioni qui offre un temps de passage des rapports de 150 millisecondes. Il s'agit d'une transmission sans embrayage de première génération datant de la fin des années 1990 qui génère des changements de vitesse brusques.
Le pilotage de la boite se fait par l'intermédiaire de palettes situées de chaque côté du volant qui déclenche un système d'embrayage robotisé. A droite, on les monte et à gauche on rétrograde selon 2 modes : sport (équivalent de normal chez Ferrari) ou race disposant d'une fonction launch control comme en course. En redescendant les rapports, la gestion du moteur simule même un effet de talon-pointe.
Une série de LED sur le tableau de bord indique au conducteur le moment approprié pour changer de rapport. L'Enzo est bien évidement une propulsion qui dispose d'un différentiel autobloquant et d'un antipatinage déconnectable de série.

Supervisé par le styliste japonais Ken Okuyama, auteur de la Honda NSX, le design extérieur de l'Enzo est conçu pour permettre à la voiture de rester stable et pour la plaquer au sol à haute vitesse en profitant au maximum de l'effet de sol. Véritable hymne à l’aérodynamisme, sa robe ne fait aucune concession à de futiles considérations esthétiques. Les designers de chez Pininfarina se sont inspirés de la course automobile et plus particulièrement de la Formule 1. En effet, l'Enzo utilise un fond plat et un large diffuseur arrière permettant ainsi d'éviter d'avoir recours à un aileron. L'Enzo utilise aussi deux sillons de chaque côté du capot avant, ceux-ci, alimentés par les entrées d'air avant, agissent à la manière d'ailerons et plaquent l'avant de la voiture au sol en dirigeant le flux jusqu'aux entrées d'air placées sur les flancs. Deux petites ouvertures situées devant les roues arrière permettent aussi de maintenir les freins et les pneus arrière à la bonne température.



De nombreux éléments de l'Enzo rappellent l'univers de la course automobile comme par exemple, l'unique essuie-glace. À l'arrière, l'Enzo se distingue par ses 4 feux et sa quadruple sortie d'échappement. Ses feux partiellement intégrés dans la carrosserie seront repris sur la F430, puis sur la 612 Scaglietti. A l’arrière, un petit aileron se déploie progressivement jusqu'à 300 Km/h.
L’Enzo mesure 4,702 m de long sur 2,035 m de large pour une hauteur de 1,147 m sur un empattement de 2,650 m.






Prendre place à bord de l'Enzo est assez aisé. Il suffit de presser la petite gâchette placée sur le ponton latéral avant de tirer sur la portière qui s'ouvre en élytre. Il faut ensuite enjamber le large ponton, pour glisser son pied dans l'habitacle. Une fois installé dans le baquet Sparco, que le propriétaire aura pu choisir parmi 4 tailles différentes, le pilote se retrouve littéralement assis sur le plancher. Une fois bouclé le harnais à 4 points, il suffit de glisser les pieds vers l'avant et non pas simplement vers le bas pour atteindre les pédales. La position de conduite est particulièrement ergonomique et s’apparente à celle d’une monoplace. Les sièges offrent un maintien optimal jusqu'à hauteur des épaules
Devant le pilote se trouve, placé assez haut dans un axe quasi vertical, un volant à 3 branches gainé de cuir. Il est ajustable en hauteur et en profondeur. Sa forme est directement inspirée de la formule 1, à l'exception de l'airbag, concession aux besoins d’homologation pour la route. Dans sa partie supérieure, 5 diodes s'allument au fil des montées en régime, de 5 500 à 8 000 t/m par pas de 500 tours. Six boutons placés autour du coussin central permettent aussi de modifier la gestion de la boîte et du contrôle de traction, d'engager la marche arrière, de faire défiler les différentes pages d'information, voire de relever l'avant de la voiture de 3 centimètres si le revêtement est moins parfait.
L'Enzo se veut être une sportive pure qui n'a pour objectif que la performance et ses concepteurs ne pouvaient l'encombrer d'accessoires superflus. En en conséquence, l'habitacle se passe de vitres électriques, de radio et de climatisation. Le coffre est symbolique mais une bagagerie de haute couture le complète avec élégance.
La voiture est néanmoins équipée d'un ordinateur de bord, situé à gauche des compteurs, affichant des informations inédites pour l'époque telles que la pression des pneus.





Durant le développement de l’Enzo, Ferrari utilise des 348 pour réaliser son étude. Trois prototypes sont construits recevant diverses versions du moteur. L’avant est celui d’une 348 alors que l’arrière provient d’une F355 avec un intérieur de 360 Modena sur un châssis allongé.
Les 3 prototypes sont nommés M1, M2 et M3 (M pour Mulet). Les M1 et M2 sont conservés par Ferrari qui expose parfois à Maranello la M1 (la noire).
Si personne n’a vu la M2 depuis des années, la M3 (la rouge) a été vendue aux enchères à 2 reprises pour 195 000 puis 750 000 € en 2011. Le numéro de châssis fait apparaitre qu’il s’agit d’une 348 TB.



La concurrence est très large puisqu’elle va de la Bugatti Veyron en passant par la Ford GT ou encore la Koenigsegg CCXR, la Mercedes-Benz SLR McLaren, la Porsche Carrera GT, la Lamborghini Reventon ou encore la Pagani Zonda.
2002 – 2003
Annoncée au salon de Tokyo en avril 2002 sous le nom de projet FX puis exposée et présentée au Mondial de l'Automobile de Paris en 2002, la Ferrari Enzo est une des stars automobiles de ce début de siècle. Dévoilée officiellement avec les honneurs d'une autre grande star internationale, Mickaël Schumacher lui-même, l’Enzo a pulvérisé les records d'audience autour du stand Ferrari.
Pourtant, seuls 349 heureux et très fortunés prétendants, soigneusement choisis parmi les plus fidèles clients de la marque, auront pu passer commande du dernier joyau de Maranello au prix de 675 000 €. La marque souhaite limiter la production afin de créer l’exclusivité.
Acquérir une Enzo n'était pas simple car il fallait posséder au moins 5 Ferrari. L'entreprise a décidé d'envoyer des invitations aux précédents clients ayant au préalable acheté la Ferrari F40 ou la Ferrari F50.
La totalité des Enzo sera vendue avant le début de la mise en production à l’usine de Maranello. À la suite des pressions de clients potentiels, Ferrari décide de construire 50 Enzo de plus, portant la production totale à 399 exemplaires de 2002 à 2004.
Avant d'être dévoilée au Mondial de l'Automobile de Paris, la voiture de démonstration a été transportée d'Italie aux États-Unis pour apparaitre dans Charlie's Angels : Les Anges se déchaînent. Elle a été conduite sur une plage par l'actrice Demi Moore. Une fois le tournage terminé, l'Enzo a été acheminée par avion jusqu'en France pour être présentée au Mondial de l'Automobile.
Le magazine Evo a testé l'Enzo sur le célèbre circuit Nordschleife et a réalisé un temps au tour de 7m25s21. L'Enzo testée présentait un amortisseur électronique défectueux. Elle a également été testée sur le circuit Bedford Autodrome West, où elle a enregistré un temps au tour de 1m21s3, soit 1,1s de moins que la Porsche Carrera GT.
En 2004, le magazine américain Sports Car International a classé la Ferrari Enzo 3ème de son classement des meilleures voitures de sport des années 2000. Le magazine américain Motor Trend Classic a classé l'Enzo 4ème de son classement des 10 plus grandes Ferrari de tous les temps. La Ferrari Enzo a également été décrite comme l'une des 50 voitures les plus laides des 50 dernières années, Bloomberg Businessweek jugeant ses courbes et angles superflus trop voyants, notamment son capot en V, ses portes évidées et son pare-brise bombé.
L'équilibre du châssis et la précision de la direction incitent vivement à optimiser les trajectoires. Légère accélération, le v12 s'éclaircit la voix au fil de la montée en régime. Sans jamais sembler forcer, l'Enzo catapulte à des allures hautement répréhensibles. La motricité est optimale, même à pleine charge, le nez de la voiture se soulève légèrement et les roues arrière patinent discrètement.
Les temps de passages entre les rapports se font plus rapidement qu'il ne le serait humainement possible et la poussée est très franche, instantanée, continue et linéaire, sans à-coup. L'Enzo est ultra efficace, mais jamais démonstrative. Chaque montée jusqu'à la zone rouge est un pur moment de jouissance physique, émotionnelle et musicale, composé de feulements aigus, entrecoupés de petits crépitements à chaque passage de rapport. La légèreté de l'ensemble n'a finalement d'égal que sa stabilité exceptionnelle, même à grande vitesse. La direction est un modèle du genre, précise, directe (2 tours de volant pour passer d'une butée à l'autre) et exempte de toutes réactions parasites. Le feeling est tel qu'on en oublierait qu'elle est assistée. A bord d'une voiture aussi performante, il faut en permanence surveiller sa vitesse d'entrée en courbe. Si l'on y entre trop vite, la voiture adopte un comportement légèrement sous-vireur avec un train arrière soudé au bitume. On peut bien sûr provoquer le décrochage de l'arrière, mais il faudra déconnecter totalement le contrôle de traction pour entretenir une dérive digne de ce nom. L'efficacité maximale s'obtient précisément en évitant toute dérive, sans avoir l'air d'y toucher.
Enfin, les fameux disques de freins en carbone et leurs étriers à 6 pistons développés par Brembo, supposés inefficaces à froid, fonctionnent parfaitement dès la première pression sur la pédale. La puissance de freinage apparaît spectaculaire, mais pas facile à moduler. Elle pourrait d'ailleurs fort bien constituer l'un de ces événements marquants de l'histoire du progrès automobile, comme le furent précédemment l'introduction du turbocompresseur, des airbags ou des freins à disques.
La transmission, initialement sans embrayage, est remplacée par une version plus classique à la suite de nombreuses plaintes des clients durant la production de l’Enzo.
En 2005, un 400 ème exemplaire est construit et offert au pape Jean-Paul II. En 2015, elle est revendue pour 6 millions de dollars. Le PDG de Ferrari, Luca di Montezemolo, a ensuite remis le chèque à Benoît XVI, le successeur de Jean-Paul II. Cette voiture est dotée d'une configuration unique : intérieur en cuir beige, becquet en carbone apparent et intérieur du capot dédicacé par Luca di Montezemolo.
S’il n’y aura pas de Ferrari F70, Ferrari offrira à ses fidèles la Ferrari LaFerrari qui est une suite logique, toujours technologique, mais avec plus d’élément de confort.
Ferrari FXX :
Ferrari a décidé d'utiliser une partie de la technologie développée pour l'Enzo dans le cadre d'un programme à petite échelle afin de recueillir les avis de certains clients pour la conception de futures voitures pour son futur programme de compétition. Ferrari dérive de son Enzo un modèle spécialement préparé mais non homologué pour la route de 2005 à 2007 pour le prix de 1,5 million d’Euros. La Ferrari FXX est vendue dans le cadre d'un programme compétition client de 2 ans. Durant le programme, la voiture reste stockée et entretenue par Ferrari, alors que les clients sont considérés comme des pilotes d'essais. La FXX n'est pas conçue pour recevoir une quelconque homologation pour la route et aucun championnat ne peut la recevoir car elle ne correspond à aucune homologation de la FIA.
S’il n’est pas possible de rouler sur route ou même l'engager en compétition, 14 dates en 2 ans organisées par La maison mère, va permettre à ces pilotes-clients de prendre en main leur FXX sur circuit, toujours avec l'assistance Ferrari.
Le siège est moulé en fonction de la morphologie du pilote et le deuxième siège est en option.
Toutefois, à la demande d’un propriétaire, la firme de Maranello a accepté d'apporter un certain nombre de modifications à un exemplaire pour permettre son homologation sur route que d’autres propriétaires ont demandé par la suite.
Plus de 400 propositions d'achat ont été soumises à Ferrari alors que seulement 29 exemplaires ont été produits. Un 30ème modèle a été construit spécialement pour Michael Schumacher. Les clients pour cette FXX étant nombreux, plus que pour le nombre prévu comme il est de coutume chez Ferrari, ils ont été choisis en fonction de leur attachement à la marque dont la plupart ont été reçu par Jean Todt en personne.
La FXX est équipée d'une évolution moteur de l’Enzo. Il s'agit d'une version réalésée montée par la suite dans les Ferrari FF, F12 berlinetta et LaFerrari. L v12 est porté à 6 282 cc et développe 800 chevaux à 9 500 t/m pour un couple de 687 Nm à 5 750 t/m avec une zone rouge est à 8 200 t/m. Les performances brutes sont proches de celles de l’Enzo avec une accélération de 0 à 100 km/h en 2,8 secondes et une vitesse de pointe de 345 km/h pour un poids de 1 155 kg.
Des pneus slicks Bridgestone sont montés sur des jantes de 19 pouces et les freins à disques ventilés sont en céramique. La boite de vitesse, les freins de chez Brembo et les pneus (slick Bridgestone FXX Dry) sont spécifiquement développés pour la FXX. La répartition du poids avant/arrière est de 44 %/56 %.


Pour le style, l’Enzo prête la plupart de ses traits avec quelques retouches signées Frank Stephenson. Le rouge n'est pas la couleur unique même si elle parait logique pour de nombreux amateurs. La face avant reçoit une prise d'air Naca supplémentaire et des surfaces d'appui accrus comme un allongement du museau alors qu’à l’arrière, un aileron réglable en 3 parties, un extracteur d'air modifié et des ouïes d'aération plus nombreuses sont ajoutées tout comme des aérateurs supplémentaires au-dessus des roues arrière. On note aussi un essuie-glace compétition (parallèle aux filets d'air en position repos), la suppression des rétroviseurs extérieurs, une bande pare-soleil noire, des sorties d'échappement plus haute à la place des feux arrière, une caméra de rétro vision sur le toit, une trappe à essence compétition et le remplacement des glaces descendantes par des vitrages coulissants en plastique.
Des vérins pneumatiques de levage, un arceau de sécurité en acier et un extincteur complètent les équipements de compétition.


A l’intérieur, 2 sièges baquets de compétition sont installés avec une isolation thermique entre le moteur et l’habitacle puisque la vitre intérieure provenant de l'Enzo a été supprimée.
La voiture est équipée de systèmes complets d'enregistrement de données et de télémétrie permettant à Ferrari de suivre son comportement. Ces informations seront utilisées pour développer les futures voitures de sport à partir de 39 paramètres (système d'acquisition de données réalisé par Magnetti-Marelli).

Le programme Ferrari FXX s'est poursuivi jusqu'en 2009 avec la Ferrari FXX Evoluzione qui est une version optimisée qui reçoit un pack de performance appelé Evolution package. Les performances ont été poussées jusqu’à atteindre 860 ch. L'accélération de 0 à 100 km/h est la même, 2,8 s, mais la vitesse de pointe passe à 400 km/h, ce qui en fait la Ferrari la plus rapide à ce jour (407,8 km/h) devant la Ferrari FXX K EVO (385,77 km/h), la Ferrari LaFerrari (361,2 km/h) et la Ferrari FXX K (357,67 km/h).
Des modifications ont été apportées à la boîte de vitesses afin de réduire le temps de passage des rapports à 60 millisecondes, soit une réduction de 20 millisecondes par rapport à la FXX originale. La voiture a également subi des modifications aérodynamiques et des améliorations du système de contrôle de traction afin de la rendre plus réactive sur circuit.





Les modèles dérivées de L’Enzo :
Ferrari P4/5 :
Le studio de design italien Pininfarina souhaite créer une voiture de sport unique basée sur l'Enzo. Un soutien financier étant nécessaire, les clients de l’officine sont contactés. Un collectionneur américain de Ferrari, James Glickenhaus, accepte de financer le projet en commandant sa voiture pour en faire un hommage moderne aux grandes Ferrari de course, telles que les 330 P3/4, 512 S, 312 P et 333 SP, sur le dernier châssis Enzo américain non immatriculé.
La voiture a été baptisée Ferrari P4/5 by Pininfarina et conserve le groupe motopropulseur et le numéro d'identification de l'Enzo d’origine. Elle a été dévoilée au Concours d'élégance de Pebble Beach 2006 et est apparue dans le numéro de septembre de Car and Driver. Par la suite, elle est revenue en Europe pour des essais à grande vitesse, des journées presse et une apparition au Mondial de l'Auto de Paris en septembre 2006.
À sa vue, Luca di Montezemolo, alors président de Ferrari, estima que la voiture méritait d'être officiellement baptisée Ferrari et avec Andrea Pininfarina et James Glickenhaus, s'accorda sur son nom officiel : Ferrari P 4/5 by Pininfarina.




Maserati MC12 :
La Maserati MC12 est spécialement conçue pour être homologuée pour le Championnat FIA GT, avec un minimum de 25 versions routières devant être produites avant que la voiture ne puisse concourir. Maserati en a construit 50 exemplaires, tous prévendus à une sélection de clients. Une variante réservée à la piste, la MC12 Corsa, a ensuite été développée, similaire à la Ferrari FXX.
La Maserati MC12 possède le même moteur, le même châssis et la même boîte de vitesses que l'Enzo, mais le seul élément visible de l'extérieur est le pare-brise. De ce fait, la Maserati MC12 est parfois surnommée la Ferrari Enzo de deuxième génération.
Cependant, la MC12 a déjà réalisé des tours de piste plus rapides que l'Enzo, notamment lors de l'émission automobile britannique Top Gear et sur la Boucle Nord du Nürburgring (par temps plus froid). Cela pourrait être attribué aux pneus Pirelli P-Zero Corsa qui ont plus d'adhérence que les pneus Bridgestone Scuderia de l'Enzo.






Maserati Birdcage 75th :
La Maserati Birdcage 75th est présentée au Salon de l'auto de Genève 2005. Il s’agit d’un concept car conçu par Pininfarina pour célébrer le 75ème anniversaire de la marque au Trident basé sur une évolution de la Maserati MC12 et s'inspire des Maserati Tipo Birdcage des années 1960.
Des rumeurs circulaient selon lesquelles Maserati allait produire la voiture sous le nom de MC13, projet confirmé par Maserati, mais celui-ci a été annulé en raison de problèmes avec Pininfarina, qui avait reçu un contrôle total sur la conception de la voiture.




Ferrari Millechili :
Millechili, qui signifie mille kilogrammes en italien, est le nom de code d'un concept concept technologique sans intention de production. Elle a été développée en collaboration avec l'Université de Modène et la Faculté de génie mécanique de Reggio Emilia. Millechili Lab est un projet transversal dans lequel les étudiants travaillent sur la conception de voitures légères.
Il s'agissait d'une version allégée de l'Enzo qui empruntait des caractéristiques aux Formule 1 en utilisant le châssis en aluminium de la F430 sur un empattement de 2 650 mm.
Le groupe motopropulseur hybride utilisant un moteur V10 utilisé dans la voiture dépasserait 610 ch.


